Dick Dale...

Dick Dale...
L'origine de la musique Surf peut être directement attribué à Dick DALE (Richard MONSOUR né le 4 mai 1937) et à son groupe, les DELTONES. Ils ont apportés les éléments qui définirent cette musique au début des années 60.

Surnommé le 'King of Surf guitar' Dick DALE jouait régulièrement au 'Rendezvous Ballroom'. Travailleur, Dick DALE a été sur scène presque chaque jour de sa vie pendant près de quatre ans. Il est reconnu comme 'Le roi de la guitare surf'. DALE fut le créateur incontesté de la surf musique au début des années 60, dans le sud de la Californie, libérant un brulant style de guitare qui a généré des douzaines de groupes de surf en quelques années.

Son style avait quelque chose d'inhabituel, il reproduisait les violents dérapages du skateboarding. DALE était le seul guitariste au monde à jouer de la guitare de la main gauche, en choisissant de ne pas modifier les cordes, un effet qui a défini ce son si particulier. S'y ajoute l'heureuse proximité et l'association avec l'usine d'instruments Fender près de Santa Ana.

Et puis il y avait la réverbe. Fender équipait DALE avec le premier boitier portable de réverbe, qui lui permettait de produire des sons ressemblant à des raz de marée. De plus, il était accompagné d'un batteur qui essayait soit de reproduire le bruit du tonnerre, soit le son des vagues s'écrasant contre les rochers.

En septembre 1961, Dick DALE & THE DEL-TONES réalisaient le 45 tours (à leurs frais) 'Let's Go Trippin'', le premier enregistrement de surf. La Reverbe Fender fait son apparition sur 'Miserlou' en 1962.

L'album 'Surfer's Choice' (sur le label de Dick Dale: Del-Tone) et son simple 'Surfbeat' sort fin 1962, sur les talons de 'Surfin' Safari' des Beach Boys. Capitol Record tirait DALE dans ses rangs et réalisait une série d'enregistrements, parmi eux 'The Wedge' (1963) et l'album 'Mr Eliminator'. Capitol lance une énorme campagne publicitaire pour faire connaître leur musique surf. Dick Dale conaît d'honnêtes ventes de 30 cm (souvent réédités plus tard), mais n'obtient que de minces tubes en 45 tours. Capitol ne parvint jamais à en faire une star, son succès demeurant local, pratiquement confiné au sud de la californie.

Ses heures à Capitol prennent fin en 1965, avec un quatrième et dernier album 'Summer Surf'. Deux de ces titres, 'Tidal Wave' et 'Banzai Wipeout', impliquaient des enregistrements multiples et un sophistiqué studio de production.

La mode du surf disparait dans le milieu des années 60, mais la popularité de DALE reste intacte et il va influencer de nombreux guitaristes californiens (Carl WILSON des BEACH BOYS par exemple).

Il refait surface en 1987 pour contribuer au film 'Back To The Beach', en enregistrant 'Pipeline' avec Stevie Ray VAUGHAN.

En 1994, 'Miserlou' éclate grace au film de Tarentino 'Pulp Fiction' et la réverbe ressucite pour une nouvelle génération. DALE lui-meme obtient un nouveau contrat d'enregistrement, et signe 'Tribal Thunder' (1993), 'Unknown Territory' (1995) et 'Calling Up Spirits' (1996) qui prouvent qu'il n'a rien perdu de son extraordinaire vitalité.


A ecouter absolument:_Misirlou
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# Posté le mardi 06 décembre 2005 10:24

Robert Lockwood jr...

Robert Lockwood jr...
Difficile de ne pas évoquer Robert Johnson quand on veut parler de Robert Lockwood Jr, car si il y a un guitariste qui peut prétendre être l'héritier du bluesman maudit, c'est bien lui... En effet, jeune, Robert Lockwood avait la chance d'avoir pour mère Estelle Coleman si jolie qu'elle retint l'attention de Robert Johnson qui vécut avec elle quelques temps dans les années 30. Et là, fait rare de la part de Johnson qui avait l'habitude de cacher jalousement sa technique (c'était son gagne-pain et à l'époque il n'était pas rare que les musiciens gardent secrets leurs "trucs"), le bluesman enseigna la guitare à son "beau-fils" Robert Lockwood, en fait à peine plus jeune que lui de 4 années!

Né le 27 Mars 1915 à Turkey Scratch (Arkansas), Robert Lockwood Jr joua d'abord de l'orgue avant de se mettre à la guitare et d'adopter définitivement cet instrument après que Robert Johnson lui en ait enseigné les secrets. La carrière musicale de Robert Lockwood Jr débuta dés qu'il eût 15 ans, quand il commença à jouer dans les juke-joints, picnics et autres fêtes du Samedi où les ouvriers du coton venaient s'amuser et dépenser l'argent durement gagné pendant la semaine. Il parcourt alors tout le Delta du Mississippi (Helena, Friar's Point, Clarksdale, etc) et rencontre Rice Miller (le fameux chanteur et harmoniciste Sonny Boy Williamson II). Ils jouèrent ensemble pendant plusieurs années, le bouillonant Miller entraînant son compagnon à jouer n'importe quand et n'importe où. On les voit alors à Helena, Memphis, Saint-Louis et Chicago où, en 1941, Robert Lockwood effectue ses premiers enregistrements, en solo (label Bluebird) ou en qualité de sideman (accompagnateur).
De retour à Helena en Novembre 1941, les 2 compères sont engagés par la radio KFFA pour animer pendant plus de 2 ans "King Biscuit Time", célèbre émission consacrée au blues et sponsorisée par "King Biscuit", grande marque de farine très connue et utilisée dans le Sud des Etats-Unis!
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# Posté le mardi 06 décembre 2005 10:29

Robert Cray...

Robert Cray...
Robert Cray, noir américain qui jugeait le blues comme ringard en est aujourdhui l'un des maîtres. "Right Next Door", "Smoking Gun" ou encore "I was warned" raisonnent à nos oreilles comme autant de succès. A la veille de son cinquantième anniversaire, le bluesman ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.




Né à Colombus (Géorgie) le 1er août 1953, Robert Cray fête son 50ème anniversaire en nous offrant un nouvel album. Le treizième. Sobrement intitulé "Time will tell" ce nouvel opus porte en lui les traces des événements qui marquèrent les Etats-Unis. Dix titres qui traduisent l'état d'esprit d'un homme marqué, comme nombre de ses concitoyens, par des évenements aussi tragiques qu'affreux. Rien de surprenant alors que ce dernier opus souvre avec "Survivor". Un album qui aux dires de l'artiste est différent tout en étant le reflet de ce qu'il aime et de ce qu'il est, le Blues.


A ecouter absolument:_Right next door
_Smoking gun
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# Posté le mardi 06 décembre 2005 10:32

Tommy Castro...

Tommy Castro...
Est né en 1955 à San José (Californie). Il exprime son intérêt pour la guitare à l'age de 10 ans, age auquel il reçoit sa première guitare de Rose (sa mère ?), initié par son frère, 6 ans plus agé, joueur de guitare rythmique et qui monnaie ses leçons contre de menus travaux. Privilège de l'age. Depuis, il a indéniablement développé un son clair et une voix bien à sa place (ne vous fiez pas à son physique de boy's band). Le Tommy Castro Band s'est formé en 1991 à San Francisco et prend une dimension nationale (étatsunienne) vers 1996.

Le blues

D'abord inspiré par des musiciens comme Eric Clapton, Mike Bloomfield, Elvin Bishop, il se dit lui-même impressionné par Muddy Waters, B. B. King, Albert King (pour qui il jouera une fois en rythmique lors d'un festival à San Francisco, et qui lui prêtera le devant de la scène le temps d'un solo), Gatemouth Brown, T-Bone Walker, Elmore James, ... sans oublier les blueseux locaux de la baie qui l'initièrent.

Avec Tommy Castro, on est dans la lignée des guitar heroes du Blues, version électrique façon Chicago, mais années 90, à la frontière (franchie) du Rock et avec quelques teintes de Soul. Tommy Castro vient de la scène de San Franscico, la West Coast. Si vous aimez Stevie Ray Vaughan ou Robert Cray, vous devriez aller faire un tour vers sa discographie...



A ecouter absolument:_Texas flower
_Just like me
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# Posté le mardi 06 décembre 2005 10:36

Paul Personne...

Paul Personne...
Son nom est Personne. La presse s'en amuse lorsqu'elle titre un article sur le plus connu des bluesman français. Pourtant Paul Personne est devenu quelqu'un. Au fil des galères, de la vie difficile d'un musicien désireux de faire ce qu'il aime, loin des diktats des maisons de disques, il a su construire une carrière d'artiste authentique.






Paul Personne, de son vrai nom René-Paul Roux, est né à Argenteuil dans la région parisienne le 27 décembre 1949. Il passe une partie de son enfance non loin de là à Houilles. Son père est ouvrier et joue quelquefois de l'harmonica. Le jeune René découvre quant à lui, la musique à la radio. Ses préférences vont à Aznavour et Piaf, jusqu'à ce qu'il entende Eddy Mitchell et Johnny Hallyday.

Ses parents achètent un accordéon à un boulanger voisin. Mais cet instrument ne plaît pas vraiment au jeune garçon. C'est en fait sa grande sour qui va le récupérer. Lui, c'est plutôt la batterie qui le tente. Il en bricole une et commence ainsi ses premiers pas de musicien amateur. Il joue aussi un peu de guitare inspiré sans doute par Jimi Hendrix. C'est l'heure des premiers groupes montés avec ses copains de lycée.
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# Posté le mardi 06 décembre 2005 10:40